Plumes d'Etudiants : 3è saison !

Nous sommes extrêmement heureux de vous annoncer que le recueil de la saison 3 de Plumes d´Etudiants est prêt!!

Pour la troisième année consécutive, Etudiants Musulmans de France vous propose des nouvelles 100% écrites et éditée par des étudiant(e)s au cours d´un long processus de près d'un an de travail !

Cette année nous vous proposons de suivre les univers de Meryem, Ismat et Sara Hajar sur le thème : Jusqu´où peut-on aller par amour ?


N'hésitez pas à nous faire vos remarques et à partager ce livre!

Et retrouvez les auteurs sur notre page Plumes d´Etudiants !

#PES3#Ecrivainsenherbe#PlumesdEtudiants#EMF

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L'homme: un paradoxe social, KANT

L'homme: un paradoxe social, KANT

Kant, philosophe allemand des Lumières, (1724-1804), nous présente dans un extrait de Idée d'une histoire universelle au point de vue cosmopolitique, une transition, un processus. Celui du passage pour l'homme, de l'état de nature à l'état de culture. Ce passage est essentiel pour comprendre la philosophie kantienne. En effet, ici il s'agit de comprendre et de définir sa fameuse théorie de l'« insociable sociabilité », ou de la  «sociabilité asociale » qui lui permet de faire passer l'homme dans un autre état que son état naturel.

Au delà des caricatures : découvrir le Prophète de l’islam

Affiche 32è Rencontre Annuelle des Musulmans de France

Il est le caricaturé, le satirisé, l'humilié par certains au nom d'une prétendue liberté d'expression. C'est lui, Mohammed fils de Abdallah, petit fils de Abd al-Muttalib, descendant de Hâshim, appartenant à la tribu arabe des Quraysh. Lui, le modeste arabe né au VIème siècle, vivant au milieu des siens dans le désert aride d'Arabie et recevant la Révélation divine en l'an 612 qu'il parviendra à faire transmettre par la suite, de son Arabie natale, jusqu'aux fins fonds des contrés du monde, appelant à n'adorer qu'un seul et unique Dieu, le Créateur de l'univers, et à la réforme des comportements. C'est en effet lui qui déclara : « J'ai été envoyé pour parfaire les nobles caractères ». C'est lui qui, après mention de son nom, est prononcée la formule de respect « Paix et bénédiction sur lui » tant l'estime, le respect et l'admiration des musulmans à son égard sont immenses. Il s'agit bien évidemment du Prophète de l'islam, le dernier d'une longue série, le prophète Mohammed (paix et bénédiction sur lui).

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Une censure indigne

Une censure indigne

Que fallait-il donc interdire aux normaliens d'écouter ? Qu'aurions-nous dit à l'assistance pour qu'elle en discute, pour ou contre, si l'Ecole de la rue d'Ulm était encore celle que nous avons aimée et qui nous a élevés ; un cloître républicain libre de préjugés, indépendant des puissances d'opinion et des ukases, ouvert à tous les vents de l'esprit comme aux nouvelles du monde entier ? Convaincus qu'il faut toujours parler de ce qui fâche sans se fâcher, nous aurions simplement témoigné. De Gaza, où venant d'Égypte, nous avons passé quelques jours à la fin d'octobre 2010. Sous l'égide de la Voix de l'enfant, ONG présidée par Carole Bouquet, et aux côtés de sa directrice, Martine Brousse, venue enquêter sur le sort fait aux centres aidés par l'association.

Nous aurions alors parlé d'une ville abîmée, mais nettoyée de ses décombres, sans mendiants, sans famine, survivant à petit feu au blocus, alimentée en produits surcoûteux à ses risques et périls, par des centaines de tunnels (cent soixante morts depuis trois ans dans les travaux d'excavation).

Nous aurions salué l'admirable travail de l'Organisation des Nations unies pour les réfugiés et de son directeur irlandais, John Ging. Cet organisme assure l'éducation de 213 000 élèves et les soins de santé de 850 000 personnes. Il inclut dans ses 237 écoles en activité l'enseignement des droits de l'homme et de la Shoah en tant que fait historique. Et il se bat vaillamment pour pouvoir importer les matériaux permettant de rebâtir les 200 écoles détruites par l'opération "Plomb durci", sans se résigner au chiffre de huit retenus par les autorités israéliennes, lesquelles, reconnaissons-le, laissent passer de quoi rebâtir 150 maisons (sur les 2 500 détruites et les 6 000 atteintes).

Nous aurions dit notre bonne surprise de découvrir au milieu des ravages des lieux raffinés et actifs, comme le Conservatoire de musique, la rutilante médiathèque Al-Qattan et un élégant Musée d'archéologie au nord du territoire.

Nous aurions évoqué le beau travail de l'Institut culturel français, le seul établissement occidental ayant pignon sur rue, qui continue de tenir portes et table ouvertes aux Gazaouis de toutes opinions, avec un remarquable dévouement.

Nous aurions relaté une longue et insolite conversation avec le premier ministre du Hamas, Ismaël Haniyé, dont la moitié consacrée au sort inacceptable de Gilad Shalit, que nous n'avons pu finalement rencontrer, malgré notre insistance. Nous aurions exposé, au vu des mouvements djihadistes sévèrement battues en brèche par le gouvernement local, mais omniprésentes dans les camps misérables de réfugiés, les dangers de la politique du pire. Celle que représente le blocus physique et politique d'un territoire étranglé et qui verra sa population doubler d'ici vingt ans.

Le couvercle sur cette chaudière humaine ne tiendra pas longtemps. C'est cette évidence qui a conduit la Suisse, la Norvège, ainsi que l'ancien patron du Mossad, un Israélien bien informé, à la conclusion qu'il est opportun de nouer un dialogue avec le Hamas, comme cela fut fait, en son temps, avec l'OLP "terroriste" de jadis. Ne serait-ce que pour hâter la décantation des mouvances en son sein (entre islamo-nationalistes d'un côté et djihad global de l'autre). Et relayé l'avis de tous les connaisseurs de la région qui déplorent la politique de l'autruche d'une Union européenne pusillanime, dont l'inertie complice joue contre nos intérêts à long terme et contre la paix à moyen terme.

Nous aurions, in fine, manifesté notre sympathie active envers la résistance non violente désormais prônée par beaucoup de Palestiniens, jusqu'à ce que finissent par s'imposer les énoncés du droit international, à savoir les résolutions des Nations unies et les conventions de Genève.

Rien là, on le voit, de bien subversif. Rien qui n'admette le débat étayé et sans injure que nous appelons de nos voeux. Mais déjà trop, semble-t-il, pour la chambre d'enregistrement des sectarismes dominants qu'est devenue l'Ecole de Jaurès, de Péguy et de Brossolette.

Régis Debray, écrivain (ENS 1960), Stéphane Hessel, ex-diplomate (ENS 1937)

Un article du MONDE, le 25.01.2011

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